jeudi 29 octobre 2009

mercredi 28 octobre 2009

Un peu limite...



Me voilà un peu à l'étroit...
Les pointes du parapluie raclaient carrément
les murs! Pas toujours évident de se promener à
Venise quand il pleut. Une seule envie, arriver au bout
de la calle avant que quelqu'un ne s'engage en sens inverse!

lundi 26 octobre 2009

La Pietà

Façade qui ne fut complétée qu'en 1906

L'église Santa Maria della Visitazione o della Pietà a été construite entre 1745 et 1760, selon un projet de Giorgio Massari, à côté de l'ancienne Pietà (celle où travaillait Vivaldi) et dont on peut encore voir quelques vestiges dans l'actuel Hotel Metropole. "L'intérieur, "l'un des plus élégants et harmonieux du XVIIIe siècle vénitien" a un plan ovoïde avec plafond à voûte et presbytétium à fond plat. Le long des murs s'ouvrent deux choeurs avec des grilles en fer forgé; c'est là que les jeunes filles recueillies par l'institution donnaient leurs célèbres concerts de musique et de chant." (p.89 Venise: Trente itinéraires à la découvertes de la ville, de Paolo Giordani)

J'ai eu le bonheur de pouvoir visiter cette église dans le cadre de la Biennale en septembre. Je ne l'avais, jusque-là, jamais trouvée ouverte. Je sais qu'il est possible d'y voir des concerts et d'y visiter le petit musée consacré à Vivaldi.


Le retable du maître-autel Visitation de Marie fut commencé
par Giovanni Piazzetta et achevé par G. Angeli.





Fresque de Giambattista Tiepolo, L'assomption et le couronnement de la Vierge

Fresque de Tiepolo (détail)
Pour en savoir plus: http://www.pietavenezia.org/

dimanche 25 octobre 2009

Capitelo pour Annie

I thought you might like this one that I found at the Giudecca...




Un petit mot sur les capiteli, petits symboles qu'on croise abondamment au fil des calli vénitiennes.

« 1128: Venise se dote de l'éclairage urbain ! Le Doge Domenico Michiel
décide de sécuriser les calli en allumant à la tombée de la nuit une lampe dans
chacun des petits autels dédiés à la Vierge, autels appelés ancone et qui
étaient placés aux coins des canaux et des principales calli. Cette décision
fait de Venise la première ville d'Europe (hormis Constantinople) à avoir été
dotée de l'éclairage urbain.
»
réf : http://www.e-venise.com/dates-histoire-venise-1100.htm
Suite à l’adoption de cette loi par le Doge, on installera des cesendeli (lanternes votives vénitiennes) dans plusieurs capiteli stratégiquement situés, notamment aux « crosere » (intersections), aux « cantoni » (angles), près des ponts, dans les sotoportici, etc.
Les capiteli, dont la forme et la taille varient, en plus de leur fonction d’éclairage constituent également des lieux de dévotion, des petits lieux de culte populaires à l’extérieur des églises. Ces petits autels extérieurs sont d’ailleurs encore de nos jours entrenus par les habitants des quartiers où on les trouve, il n’est pas rare de les voir ornés de fleurs et autres images pieuses. On en dénombre encore aujourd’hui plus de 350. Le sestier de Castello est celui dans lequel on en trouve la plus grande concentration.


Sur les « capiteli » :

F. Cuman et P. Fabbian, I capiteli di venezia : arte sacra minore in Venezia catalogo fotografico, Ed. Helvetia, 1987.
A. Rizzi, Scultura esterna a Venezia, Stamperia di Venezia Ed., p.73-78
http://www.veneziamuseo.it/CAPITELLI/capitelli_caxa.htm

jeudi 22 octobre 2009

Encore des livres...


Me revoilà (encore, oui je sais...) de retour de la bibliothèque... Faste semaine côté réservations, tous mes livres arrivent en même temps. Je ne m'en plaindrai pas, surtout qu'on est pas gâté côté temps... Un temps pour lire! Alors, je ramène Proust et la photographie: La résurrection de Venise, de Jean-François Chevrier paru aux éditions L'Arachnéen. Je ne l'ai pour le moment que feuilleté rapidement. J'ai aussi un autre pavé de plus de 700 pages intitulé: La grande guida dei monumenti di Venezia: storia, arte, segreti, leggende, curiosità, de Marcello Brusegan (dont j'ai déjà parlé il y a quelques temps). Pas encore parcouru non plus, mais j'ai très hâte de m'y plonger! Enfin, le dernier, je l'ai feuilleté déjà deux fois. Superbes photos de Gianni Berengo Gardin. Le livre s'intitule Secret gardens in Venice, il est de Cristina Moldi-Ravenna et de Tudy Sammartini (à ne pas confondre avec un autre très beau livre sur le sujet Jardins secrets de Venise de Mariagrazia Dammicco). Un magnifique ouvrage qui nous fait entrer dans un grand nombre de jardins privés! Du pur bonheur. Je vous en reparle bientôt! Je sens que j'ai du pain sur la planche...



Vous pouvez lire des extraits du livre de Jean-François Chevrier sur le site de l'éditeur:

mercredi 21 octobre 2009

Flore urbaine







La flore à Venise ne se résume pas aux jardins secrets ou publics ni aux bacs à fleurs qu’on trouve aux fenêtres et aux balcons. Il en existe une mineure pourtant omniprésente qui passe souvent inaperçu. En surface, entre les pavés des calli, les fissures des murs, les briques, les marches des ponts, à la base des margelles de puits, le promeneur attentif découvrira des végétaux adaptés à cet environnement insolite. Notamment la christe-marine, aussi connu sous le nom de « finocchio di mare » (chrithmum maritimum) qui prend racine entre les pierres de murs qui longent les canaux.

« […] des végétaux insignifiants et souvent anonymes qui poussent là où on ne les attends pas et où ils ne semblent points être nécessaires. Sous les balcons, autour des puits, sur les façades et le long des palissades, là où la pierre se fend et se fissure, la brique s’effrite et cède aux assauts de l’humidité, le crépi se craquelle et se désagrège, partout ils sont là, en plein centre de Venise. Une graine est tombée dans un trou presque invisible, venant de Dieu sait où, elle y a germé et s’est transformée en une maigre pousse ou un modeste bouquet. […] La pariétaire ou casse-pierre (que le Vénitiens appellent parietaria ou muraiola précisément parce qu’elle adhère aux parois et s’accroche aux murs) se rencontre plus souvent qui les autres plantes de la même famille, dans les endroits bien différents les uns des autres […]. On ignore comment et de quoi elle se nourrit. Elle n’a pratiquement d’autre support que l’humidité infiltrée dans les interstices d'où elle jaillit. […] On donne également à la pariétaire le nom de vetriola ou viriola (de vetro, verre) car on s’en sert, infusée dans l’eau chaude, pour laver les objets de verre, même les plus fragiles […]. On en faisait jadis une tisane pour soigner les maux de gorges. » p.35-38
« Dans des manuscrits conservés à la bibliothèque Marciana et au musée Correr, on mentionne également le cheveu-de-Vénus ou capillaire, déjà connu de Pline, le ciste ou absinthe de mer, le crithme ou christe-marine, auquel on donne, sur une partie de la côte ouest de l’Adriatique, le nom étrange de tassobarbasso […]. » p.39

citations extraites de: L’autre Venise de Predrag Matvejevitch

mardi 20 octobre 2009

Autour du rio San Barnaba



Palazzetto Tito

In questa casa visse et mori Ettore Tito, pittore 1859-1941

La jolie cour du palazzetto

Marché de fruits et légumes flottant

Au fil de mes lectures...

J'ai fait une belle récolte à la biblio aujourd'hui! De beaux livres sur l'architecture vénitienne en italien et le catalogue de l'exposition qui se déroule présentement au musée Guggenheim de Venise: Prendergast in Italy. Je sens que cette pluvieuse semaine sera studieuse...



lundi 19 octobre 2009

Fragment de Tiepolo



Jeu de miroir... Fragment de Tiepolo sur le terrazzo multicolore de la Scuola Grande dei Carmini...