lundi 29 novembre 2010

J-14


Encore 14 jours avant mon retour à Venise! Pas mal de choses à faire d'ici-là...
Des notes à transcrire dans mon indispensable Moleskine, choses à voir
et à faire là-bas, les valises sont sorties, appareils photo, cartes mémoire, plans...


dimanche 28 novembre 2010

Derrière l'église dei Greci

La communauté grecque de Venise.
Déjà présents depuis le début du XIe siècle, les Grecs commencent à affluer, en assez grand nombre, aux XIVe et XVe siècles, poussés par l’expansionnisme ottoman. Après la chute de Constantinople, en 1453, ils viendront massivement chercher refuge dans la cité lagunaire qui les accueille et les protège. Ils forment bientôt la plus importante communauté de la ville, Juifs exceptés : il semble que l’on ait recensé quatre mille Grecs environ à Venise dans la seconde moitié du XVe siècle. Ce sont, pour la plupart des marchands, des éditeurs, des artistes, des copistes et des lettrés. Tout d’abord autorisés à célébrer leur rite dans plusieurs églises de la ville (dont San Stae), ils ne disposeront plus, à partir de 1470 et sur ordre du Conseil des Dix, que d’une chapelle dans l’église San Biagio. En 1526, la communauté obtient son autonomie par rapport au patriarcat de Venise, avec autorisation de célébrer le culte grec orthodoxe. On lui accorde également d’acheter un vaste terrain donnant sur le canal San Lorenzo. Après avoir fait place nette, en démolissant de nombreux bâtiments, la communauté fait construire là une église, un collège, une Scuola, un cimetière et des habitations privées, réalisations dues pour une bonne part à Longhena. En 1678, l’architecte clôt le terrain du côté du canal dei Greci d’une enceinte n’obstruant pas la vue. (p.164 dans Venise , Guide Gallimard)              

Quelques photos du petit cimetière situé derrière l'église San Giorgio dei Greci:




vendredi 26 novembre 2010

Énigme bleue


Un peu de ciel bleu car ici c'est loin d'être le cas... Verglas en ce moment et neige demain...

À quel endroit ce détail appartient-il?



mardi 23 novembre 2010

Cène d’auberge



À n’en pas douter, ce soir-là les douze apôtres ont un peu trop bu, dans cette Ultima cena que Tintoret peignit vers 1564-1566 pour l’église de San Trovaso. C’est évident! Ils ont abusé, forcé sur les libations. Le sang du Christ a coulé à flots. Ils semblent en effet passablement échauffés et énervés, à en juger par la spectaculaire expressivité et la baroque diversité de leurs postures, par l’extrême animation et même la surexcitation de leur gestuelle. Quelle anarchie! Quel bordel pour tout avouer! L’un d’eux, très éméché, est renversé en arrière sur le dossier de sa chaise; assis sur un tabouret, un autre, qu’on voit de dos, est presque effondré sur la table; un troisième, qu’on serait prêt à croire assommé par l’alcool si on ignorait le très respectable sujet de la toile, lève la tête et écarte les bras dans un geste qui à première vue relève plus de l’ivresse que de l’extase religieuse. D’ailleurs, au cours de leurs agapes, ils ont renversé une chaise paillée, presque incongrue au premier plan de cette Ultima cena. […] La cène nous fait davantage songer à quelque ripaille bien arrosée dans une taverne flamande ou hollandaise un peu louche, une « joyeuse compagnie » de francs soudards à la manière de David Teniers, Jan Steen, Willem Buytewech ou encore Adriaen van Ostade, qu’à la première célébration de l’Eucharistie. Rien de plus trivial aux yeux du critique d’art anglais que le geste décidé de l’apôtre qui, au tout premier plan, se penche en arrière pour attraper une fiasque posée sur le sol et remplir de vin le verre (pas encore vide!) qu’il tient de l’autre main. Quelle indécence  selon John Ruskin qu’un pareil geste accompli au moment même où le Christ confie à ses disciples stupéfaits et effondrés que l’un d’entre eux le trahira! Pour tout aggraver, un autre apôtre s’incline de côté, tout en continuant à regarder le Christ, afin de soulever le couvercle d’une marmite en cuivre et de se resservir une solide portion de viande. Visiblement il n’a nullement l’intention de se laisser mourir de faim en dépit de l’extrême gravité de la situation. Un chat, attentif et gourmand, guette au passage la nourriture tant convoitée : il ne ratera pas l’occasion d’en chiper un bon morceau. Un autre apôtre, juché un peu en retrait sur un haut tabouret, tient carrément un plat sur ses genoux. Il règne une atmosphère relâchée et débraillée dans cette modeste auberge pittoresque et rustique. (p. 79-80, Cènes et banquets de Venise, Alain Buisine)     

vendredi 19 novembre 2010

Réponses au petit jeu de cette semaine




1- Campo San't Angelo
2- Campo della Maddalena
3- Derrière la Fenice
4- Corte Seconda del Milion

Bravo à tous et merci de votre participation!

jeudi 18 novembre 2010

Indice pour la 3e


La tourelle est encore là aujourd'hui...

Je donnerai les réponses demain soir (heure de Montréal).


lundi 15 novembre 2010

Un petit jeu

pour commencer la semaine! Pouvez-vous identifier ces endroits?





Je remercie Fausto qui m'a donné ces images en mai dernier
en me posant le même "défi" que je vous pose aujourd'hui : )
Je vous laisse quelques jours pour réfléchir.

Bonne semaine!

jeudi 11 novembre 2010

Une belle récolte!

Je vous en ai déjà parlé, je fais souvent commander des livres en italien à ma bibliothèque. Et bien, aujourd'hui j'en ai reçu six d'un coup! Noël avant l'heure!! Je n'ai bien sûr pas encore eu le temps de les lire mais la récolte semble prometteuse.
Je vous les présente brièvement en attendant d'en savoir plus.

Venezia città mirabile: guida alla veduta prospettica di Jacopo de'Barbari par Corrado Balistreri Trincanato (neveu, si je ne m'abuse, d'Egle Renata Tricanato, auteur notamment de Venezia Minore), Emiliano Balistreri, Anna Maria Ghion et Dario Zanverdiani aux éditions Cierre, 2009, 381p.



Le Chiese di Venezia: I luoghi di culto della città e delle sue isole, éd. Il Prato, coll. Città du Venezia Altre guide, 2002, 203p.



Wolgang Wolters, Il Palazzo Ducale di Venezia: Un percorso storico-artistico, éd. Cierre, 2010, 192p.



Lorenzo Lazzarini, I pavimenti alla veneziana, éd. Cierre, 2008,127p.



Giuseppe Bruno, Il respiro di Venezia, éd. Cierre, 2000, 171p. Livre de photos avec en préface un texte de Fernand Braudel.



Maintenant, je souhaite des journées de plus de 24 heures pour passer à travers ça!

mercredi 10 novembre 2010

Buon viaggio Pienadigrazia!!


Un petit mot pour souhaiter un merveilleux voyage à Pienadigrazia! J'ai bien hâte
que tu me racontes. Salue le garçon à la grenouille pour moi ; )

mardi 9 novembre 2010

Des auteurs et des blogs



Pour répondre au petit jeu qui circule sur les blogs aujourd'hui.
"Citez quinze auteurs incluant les poètes, qui vous ont influencé et que vous garderez toujours dans votre cœur. Listez en moins de 15 minutes les 15 premiers qui vous viennent en mémoire. Puis, faire suivre le jeu à 7 blogueurs. Cela permet à chaque blog de découvrir et de se faire découvrir par les autres..."

Voici mes choix:

Baudelaire
Zola
Proust
Sollers
Laclos
Céline
Ponge
Mallarmé
Ernesto Sabato
Gérard Macé
Pascal Quignard
Samuel Beckett
Georges Perros
Paul Éluard
Thomas Bernhard


 Voici mon choix de blogs (parmi ceux qui n'ont pas encore été cités par d'autres):
http://asautsetagambades.hautetfort.com/
http://golfelivresmorbihan.blogspot.com/
http://venezziamente.blogspot.com/
http://painetgazette.blogspot.com/
http://cielbleudecastille.blogspot.com/
http://perlamoredivenessia.blogspot.com/
http://autourdupuits.blogspot.com/


Je trouve très sympa de découvrir ainsi les goûts littéraires des blogueurs que j'aime suivre : )


Fin d'après-midi à Venise


J'ai capté cette image via la webcam du Danieli vers 16h42.
Quelles couleurs! J'aurais aimé être là.


Départ pour Paris: J- 1 mois


Ça y est, le décompte est commencé! Plus qu'un petit mois avant les vacances!!